Sophie CARLIER
 
« Depuis plusieurs années j’ai écrit régulièrement mon journal en faisant irrégulièrement des photos. Un jour j’ai fait un autoportrait dans le miroir au-dessus du lavabo d’une chambre d’hôtel. [...] Dans mon souvenir il était flou et mal cadré, mais il m’avait fasciné. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu’après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. [...] Les autoportraits racontent d’une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d’amours ratées et de solitude amère. »
 Parcours Photographies (536)
Parcours
 
     
   
  Sophie Carlier  

Originaire d’Amiens elle suit sa famille à Dieppe puis descend à Paris pour travailler dans le cinéma. Après des études de sociologie et de cinéma, des petits boulots alternant avec des périodes de chômage, elle fait un peu de montage, passe par l’iconographie avant de se lancer dans la photo. C’est un voyage en 1999 avec un convoi humanitaire en Albanie qui la décide à aborder les rivages de l’image fixe.
En 2001 suivant l’exemple de Franck Horvat et de son « 1999 un journal photo » elle fait une photo par jour durant une année. Beaucoup d’autoportraits jalonnent ce travail traduisant doutes, désirs et solitude.
Cette même année, elle rentre à l’atelier Reflexe qui l’aidera durant différent workshop à affirmer son style. Elle y fera des rencontres importantes, Anders Petersen, Antoine d’Agata.
Puis en 2003 elle intègre le bar Floréal où une nouvelle  aventure commence.
http://www.bar-floreal.com/

Ses photos d’illustration, reportage, autoportraits sont publiés dans la presse, l’édition et se retrouvent de plus en plus depuis 2, 3 ans sur les cimaises de festivals et de galeries.
On y retrouve un humour teinté de tristesse, un érotisme où se mêle une certaine jubilation enfantine. Une photographie qui fait le grand écart permanent entre Moi et le monde.

« Depuis plusieurs années j’ai écrit régulièrement mon journal en faisant irrégulièrement des photos. Un jour j’ai fait un autoportrait dans le miroir au-dessus du lavabo d’une chambre d’hôtel. Premier autoportrait, j’avais 21 ans, le mauvais âge. Dans mon souvenir il était flou et mal cadré, mais il m’avait fasciné. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu’après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. Je ne sais pas ce qu’est devenu cette photo. Depuis 4, 5 ans que je multiplie les autoportraits j’ai quasiment arrêté d’écrire mon journal. Est ce que la photo me suffit ? Je ne sais pas. Les autoportraits racontent d’une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d’amours ratées et de solitude amère. »